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© Mairie de Coulogne
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ActualitésRechercher![]() ** Histoire de Coulogne ** Au tout début de son histoire, Coulogne n’était qu’une petite île, une sorte de banc de galets déposés par la mer qui occupait la région entre 5500 et 2000 avant J.C. Peu à peu, la mer se retire, laissant émerger des îlots où la terre est assez fertile. Plusieurs peuples s’y installent successivement et vivent de l’élevage, de la pêche et de l’artisanat. Mais à partir du IVe siècle, la mer envahit de nouveau la plaine.
Au début du XIe siècle, l’intérieur du pays n’est plus submergé que par les marées d’équinoxe. C’est pourquoi l’agriculture se fera au moins jusqu’au XVIe siècle au gré de la nature. Au Moyen Age, les rivières du Calaisis étaient très réputées car on y pêchait abondamment des poissons d’eau douce mais aussi de mer. Au XIe siècle, les abbayes de Saint-Wulmer (Colonia Wulméris – d’où le nom de Coulogne) et de Saint-Bertin possédaient des pêcheries sur la rivière qui traversait Coulogne et s’estimaient donc en droits de réclamer une part de la pêche. Mais le jour où les moines vinrent percevoir la dîme sur le poisson auprès des pêcheurs coulonnois, ceux-ci refusèrent, ce qui provoqua une révolte difficilement maîtrisée.
En septembre 1346, les troupes anglaises d’Edouard III arrivent à Calais et trouvent une ville solidement défendue. Ils leur faudra onze mois pour obtenir la reddition d’une population affamée : c’est l’épisode des Six Bourgeois. Mais la ville et le Pale, donc Coulogne, seront anglaises pendant un peu plus de deux siècles. Ceci contribua au développement économique du Calaisis dont le gouvernement avait été confié par Henri IV à Dominique de Vic, lui-même protestant. Aussi, la révocation de l’édit de Nantes (1685) fut-elle une véritable catastrophe pour notre cité. En effet, si le village ne connaît pas de persécutions cruelles, presque tous ceux qui avaient fait sa prospérité durent s’exiler. Pendant la guerre 1914-1918, nos alliés britanniques établirent une base stratégique dans la région. Ces installations sont connues sous le nom de « Camp Vendroux » car elles se trouvaient en grande partie à Coulogne, sur les terres de cette célèbre famille. Sur une surface considérable, des « baraques » en bois sont édifiées afin d’y déposer du matériel de guerre (munitions, fils de fer barbelés) mais aussi des céréales. En tout près de 35000 soldats, de toutes origines, s’affairèrent dans le Calaisis, transformant notre modeste commune en une véritable petite cité cosmopolite. En effet, le Royaume-Uni est alors à la tête d’un empire coloniale immense ; des coolies chinois, du Chinese Labour Corps, ont ainsi passé une partie de leur existence à Coulogne. Coulogne a également connu des concitoyens célèbres, même s’ils n’y ont passé qu’une partie plus ou moins brève de leur vie. Et dans cette tranquillité rurale, ce cadre paisible, les brillantes carrières militaires de deux personnages contrastent quelque peu. C’est le cas du capitaine Louis Laurent François Hippolyte Dutertre né le 10 août 1807 dans la maison de campagne de ses parents à Coulogne. Militaire, il fait partie du 8e Bataillon des chasseurs d’Orléans et participe à la conquête de l’Algérie. Un jour de septembre 1845, lors d’un affrontement avec des hommes d’Abd-el-Kader, Dutertre et ses hommes tombent dans un piège. Notre capitaine blessé au ventre est remis à l’émir qui lui ordonne de demander à ses camarades qui résistent encore de se rendre sinon il sera décapité. Amené sur les lieux et devant son refus, il fut sur le champ abattu par ses gardiens puis comme promis eut la tête tranchée. ![]() |