Ville de Coulogne Ville de Coulogne
 
Au tout début de son histoire, Coulogne n’était qu’une petite île, une sorte de banc de galets déposés par la mer qui occupait la région entre 5500 et 2000 avant J.C. Peu à peu, la mer se retire, laissant émerger des îlots où la terre est assez fertile. Plusieurs peuples s’y installent successivement et vivent de l’élevage, de la pêche et de l’artisanat. Mais à partir du IVe siècle, la mer envahit de nouveau la plaine.

Au début du XIe siècle, l’intérieur du pays n’est plus submergé que par les marées d’équinoxe. C’est pourquoi l’agriculture se fera au moins jusqu’au XVIe siècle au gré de la nature.

Au Moyen Age, les rivières du Calaisis étaient très réputées car on y pêchait abondamment des poissons d’eau douce mais aussi de mer. Au XIe siècle, les abbayes de Saint-Wulmer (Colonia Wulméris - d’où le nom de Coulogne) et de Saint-Bertin possédaient des pêcheries sur la rivière qui traversait Coulogne et s’estimaient donc en droits de réclamer une part de la pêche. Mais le jour où les moines vinrent percevoir la dîme sur le poisson auprès des pêcheurs coulonnois, ceux-ci refusèrent, ce qui provoqua une révolte difficilement maîtrisée.

Coulogne possédait également un château féodal sur une motte artificielle. Il s’agissait d’une tour de bois entourée d’une palissade et d’un fossé protecteur.
Au XIIIe siècle,  Pierre li Frérons, sénéchal du Boulonnais, possède ce château ; il y rend la justice. Or en 1251, lors d’un différend opposant le baron de Marck à l’abbaye de Saint-Bertin au sujet d’une terre, Pierre li Frérons donne tort aux moines qui étaient pourtant dans leur plein droit. Afin de réparer cette injustice, les échevins convoquent Pierre li Frérons qui refuse de comparaître. L’assemblée locale décide en conséquence de lui appliquer le droit d’arsin ; c’est une coutume qui consiste à détruire l’habitation d’une personne ayant commis un acte répréhensible et qui n’a pas été soumis à la justice ordinaire.
Le 24 octobre 1251, 390 hommes armés détruirent à coups de pioche et par le feu le château et le pillèrent pour venger les moines de Saint-Bertin. C’est ainsi que disparut le château féodal à Coulogne et que Pierre li Frérons devint le premier personnage de l’histoire du village.

En septembre 1346, les troupes anglaises d’Edouard III arrivent à Calais et trouvent une ville solidement défendue. Ils leur faudra onze mois pour obtenir la reddition  d’une population affamée : c’est l’épisode des Six Bourgeois. Mais la ville et le Pale, donc Coulogne, seront anglaises pendant un peu plus de deux siècles.

L’année 1558 marque la fin de la présence anglaise dans le Calaisis. Nous sommes sous le règne du roi de France Henri II. A la suite d’une campagne audacieuse mais bien préparée et qui ne dura que huit jours, le duc François de Guise parvient à reconquérir Calais. Coulogne est également libérée ; une nouvelle ère commence.

Il fallait repeupler rapidement le « pays reconquis ». Le roi de France propose des offres avantageuses et parvient à attirer d’abord d’humbles protestants fuyant les Pays-Bas où ils étaient persécutés pour leurs idées. Ils furent suivis par d’autres protestants possédant une grand savoir-faire dans les domaines artisanal, commercial, scientifique.

Ceci contribua au développement économique du Calaisis dont le gouvernement avait été confié par Henri IV à Dominique de Vic, lui-même protestant.

Aussi, la révocation de l’édit de Nantes (1685) fut-elle une véritable catastrophe pour notre cité. En effet, si le village ne connaît pas de persécutions cruelles, presque tous ceux qui avaient fait sa prospérité durent s’exiler.

A partir de 1789, notre village apparaît largement épargné par le tourbillon des événements révolutionnaires. Et le début du XIXe siècle confirme le calme antérieur de la petite bourgade à l’exception de quelques décisions dont les répressions n’eurent pas d’incidence durable.

Tout le XIXe siècle et le début du XXe furent bouleversés par l’invention de machines utilisées dans les usines et pour le transport ; c’est la révolution industrielle qui va changer le visage de notre commune. La première grande nouveauté à Coulogne fut l’inauguration de la ligne de chemin de fer Calais-Paris en septembre 1848 mais il faudra attendre 1890 pour qu’une halte soit établie à Coulogne.

Entre temps, la cité devient une véritable petite ville d’autant que dans les années 1880, le tramway hippomobile, une voiture sur rail tirée par deux chevaux, fait son apparition. Le réseau est électrifié en 1901 et, sous le patronage de la STCE , il relie Coulogne à la gare des Fontinettes, la Planche Tournoire Guînes …
Plus lent que le train, le tramway est moins coûteux, ce qui permet aux ouvrier de s’installer en banlieue (le Marais). La population augmente donc considérablement et l’ambiance de notre petite commune est très animée. On se réunit dans la bonne humeur, dans les cafés proches des passages à niveau, on donne régulièrement des bals les dimanches et jours de fête…
A partir de 1932, le succès du bus comme nouveau moyen de transport vient à nouveau modifier le paysage communal.

Pendant la guerre 1914-1918, nos alliés britanniques établirent une base stratégique dans la région. Ces installations sont connues sous le nom de « Camp Vendroux » car elles se trouvaient en grande partie à Coulogne, sur les terres de cette célèbre famille. Sur une surface considérable, des « baraques » en bois sont édifiées afin d’y déposer du matériel de guerre (munitions, fils de fer barbelés) mais aussi des céréales. En tout près de 35000 soldats, de toutes origines, s’affairèrent dans le Calaisis, transformant notre modeste commune en une véritable petite cité cosmopolite. En effet, le Royaume-Uni est alors à la tête d’un empire coloniale immense ; des coolies chinois, du Chinese Labour Corps, ont ainsi passé une partie de leur existence à Coulogne.

Quant à la Seconde Guerre mondiale, notre commune a subi l’occupation allemande en même temps que Calais et fut libérée le 30 septembre 1944 par des unités canadiennes. Pendant le conflit, les Allemands installèrent d’efficaces batteries anti-aériennes sur le terrain de la commune et comme partout, on déplore des victimes militaires et civiles et des prisonniers de guerre.

Coulogne a également connu des concitoyens célèbres, même s’ils n’y ont passé qu’une partie plus ou moins brève de leur vie. Et dans cette tranquillité rurale, ce cadre paisible, les brillantes carrières militaires de deux personnages contrastent quelque peu.

C’est le cas du capitaine Louis Laurent François Hippolyte Dutertre né le 10 août 1807 dans la maison de campagne de ses parents à Coulogne. Militaire, il fait partie du 8e Bataillon des chasseurs d’Orléans et participe à la conquête de l’Algérie. Un jour de septembre 1845, lors d’un affrontement avec des hommes d’Abd-el-Kader, Dutertre et ses hommes tombent dans un piège. Notre capitaine blessé au ventre est remis à l’émir qui lui ordonne de demander à ses camarades qui résistent encore de se rendre sinon il sera décapité. Amené sur les lieux et devant son refus, il fut sur le champ abattu par ses gardiens puis comme promis eut la tête tranchée.

Autre personnage célèbre de notre petite cité, Charles Oudinot de Reggio. Né le 10 mars 1819 à Paris, descendant d’une famille de la noblesse impériale (son père fut maréchal sous Napoléon), il fait des études militaires et demande à servir en Algérie. Chevalier de la Légion d’honneur, capitaine, commandant puis lieutenant-colonel en 1854, Charles Oudinot de Reggio a bien servi la France. Oui mais quel lien ce grand personnage entretient-il avec Coulogne ? En 1855, il demande la permission de se marier à une Calaisienne, Hermine Maressal de Marsilly. Les Oudinot ont fait construire à Coulogne une demeure aujourd’hui appelé château des Tourelles. La santé du général et comte se détériore rapidement et c’est au château des Tourelles qu’il décède le 10 décembre 1858.
 
/ Mentions légales / Marchés publics / Extranet / Contributeur / Contact Retour haut de page
 

Mairie de Coulogne

Mairie de Coulogne

Place de la Mairie, 62137 Coulogne

Téléphone: 03 21 36 92 80

 

Les services municipaux

sont ouverts du lundi au vendredi

de 8h à 12h et de 13h45 à 17h30.